Le monde a tellement besoin de doudous !

Article : Le monde a tellement besoin de doudous !
20 décembre 2013

Le monde a tellement besoin de doudous !

Plus que cinq jours à tenir !

Selon les situations ou les caractères, ce seront 5 jours de fébrilité ou 5 jours d’appréhension. Il y a de plus en plus de personnes qui redoutent l’arrivée de Noël, à cause de trop d’impératifs, de trop de cadeaux inutiles à trouver, puis à recevoir, de l’indigestion anticipée à l’évocation de ces repas qui pourrait nourrir toute une semaine, de ces réunions de famille où ressortiront les vieilles rengaines serinées par les mêmes personnes jouant les mêmes rôles, avant de se souhaiter Joyeux Noël sans vraiment savoir ce que cela peut vouloir dire. Sans parler des 20 % de solitaires (déjà évoqués dans ces pages) qui ne se consoleront même pas des repas de famille interminables auxquels ils auront échappé. Et ceux qui n’ont pas le cœur à se réjouir…

Mais je n’oublie pas ceux dont le cœur bat plus fort à chaque fenêtre ouverte dans le calendrier de l’avent, ceux qui – enfant ou en ayant gardé l’âme – espèrent recevoir ce qu’ils ont demandé si fort, au Père Noël ou à la vie, ceux qui trouveront dans toutes les lumières déployées un peu de chaleur supplémentaire pour des sourires à partager. Ceux qui ne croient pas forcément en la naissance d’un sauveur ou à la bedaine du Père Noël, mais qui croient fermement en la vie…

Tellement fort.

Comme ces deux hommes photographiés à Tacloban aux Philippines, un mois et demi après le passage du typhon Haiyan qui a tout dévasté, causé la mort de 6 000 personnes et la disparition de 1 600 autres, forcé 4 millions de personnes à partir ailleurs… Ces deux hommes qui dressent un sapin qu’on pourrait juger dérisoire, mais qui signe leur détermination, leur envie, leur foi. Dont je ne sais pas à quel Dieu elle s’adresse, mais que j’ai envie de partager.

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Surtout en voyant les nounours déposés au pied du sapin et en pensant aux nouveaux doudous qu’ils deviendront dans moins d’une semaine !

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(photos : Erik De Castro)

Les plus perspicaces, les plus attentifs, les plus fidèles des lecteurs auront sans doute perçu la teinte de mélancolie qui traverse le billet ci-dessus. C’est un beau sentiment la mélancolie en plus d’être un beau mot. Je ne vous parlerai pas de mon Noël à venir…

Je vous laisse juste écouter Teresa Salgueiro. L’ancienne chanteuse du groupe Madredeus n’a rien perdu de sa puissance en partant pour une aventure en solo, comme en témoigne ce morceau A Estrada extrait de son album O Mistério.

[youtube tckK2jAu2MY 600 338]

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Commentaires

Richard
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Mon beau sapin, roi des décombres
Que j´aime ta verdure
Quand l’ouragan, bois et baraques
Sont dépouillés de toute une vie
Mon beau sapin, roi des décombres
Tu gardes ta parure.

…à chacun son Noël, triste ou merveilleux, commercial ou sentimental, curieusement il traverse toutes les religions.