Où s’en vont…

Article : Où s’en vont…

Où s’en vont…

Encore des enfants qui jouent. Aujourd’hui aussi.

Where do the children play, m’interrogeais-je il y a quelques mois, à partir d’une autre photo d’enfants jouant. À Kaboul.

bor-sud-soudan

C’est une autre question qui m’est venue lorsque j’ai trouvé cette autre image après celle d’hier. De la Palestine au Sud-Soudan aujourd’hui, en passant par l’Afghanistan cet automne, ou toutes les images d’enfants jouant, à la balançoire, à la poupée ou parmi les chars d’assaut désaffectés, c’est toujours la même question : que vont-ils devenir ?

Que vont-ils devenir ces enfants d’un camp de réfugiés (encore un…) à Bor, où des milliers de personnes ont été massacrées, où plus de 900 000 ont fui les combats, où le maire de la ville a appelé à l’aide pour trouver l’argent nécessaire à trouver les morts et à les ensevelir. Sans parler de l’aide qu’il faudra encore apporter aux réfugiés. A ces enfants.

Que vont-ils devenir ?

Et que deviennent tous les enfants du monde qui jouent, malgré tout, envers et contre tout, avec comme une détermination farouche à continuer de jouer. Comme quelque chose d’essentiel, de vital. Que se passe-t-il pour qu’une fois adultes, devenus de grandes personnes, ils deviennent trop sérieux pour oublier le rire, l’insouciance, le jeu. Et veulent la puissance. Et brandissent leurs armes. Et quittent définitivement l’enfance pour s’occuper de “choses sérieuses”. Comme se battre, tuer, parfois mourir, pour des idées, des convictions, un champ de pétrole, une once de pouvoir.

Sans savoir dire pouce, c’est pas du jeu !

(photo : JM Lopez)

J’ai trouvé une belle musique pour aller avec ces enfants réfugiés dans le pays le plus jeune de notre planète. La Ballade apatride de Cheikh Sidi Bémol

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